A20 / D5
Y a-t-il véritablement une “âme russe” ? Ne s’agit-il que d’un dommageable stéréotype sur la Russie, trop simplificateur et finalement contestable ? À “l’âme russe” sont le plus souvent associées les notions de mysticisme, d’irrationalité, de démesure et d’abattement. En Russie, on assimilerait ainsi spontanément la personne à son âme. La profondeur, la force et la compassion en seraient aussi des caractéristiques générales.
L’expression s’est progressivement diffusée à l’étranger grâce à la littérature russe classique. Alexandre Pouchkine a été le premier à l’introduire, l’écrivain Fiodor Dostoïevski la mentionne à l’occasion, « l’âme russe est une énigme », et le philosophe Nicolas Berdiaev s’y intéresse particulièrement dans son livre Idée russe. Il s’agira donc ici de lire ou relire quelques romans de cette grande littérature qui, pour les Russes d’hier et d’aujourd’hui, sont essentiels à la définition de leur identité, ou à leur « âme » : des romans majeurs du XIXème jusqu’au XXème siècle, jusqu’aux écrits du Goulag et même de Tchernobyl. Mais surtout : qu’ont-ils encore à nous dire aujourd’hui ?
- Anna Karénine, Léon Tolstoï, 1877
- Les Frères Karamazov, Fiodor Dostoïevski, 1880
- Le Maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov, 1940
- Vie et destin, Vassili Grossman, 1962
- L’Archipel du Goulag, Alexandre Soljenitsyne, 1967
- La Supplication, Svetlana Alexievitch, 2013
Enseignant
Patrick LAUDET, Agrégé de Lettres
Horaires
A20 — Jeudi 14h - 16h
28 janvier
25 mars
8 et 29 avril
13 et 20 mai 2027
Lieu
Campus Carnot - K101
D5 — Jeudi 10h - 12h
28 janvier
25 mars
8 et 29 avril
13 et 20 mai 2027
Lieu
Cours en distanciel