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Depuis Plaute, puis Hobbes, nous avons beau savoir que « l’homme est un loup pour l’homme », nous continuons d’espérer la disparition de la violence. Celle-ci pourrait se définir comme une force exercée de manière illégitime, dépassant une juste limite ou frontière. Pourtant, notre contexte voit le retour d’un élargissement de la légitimation de la violence : elle redevient, dans l’esprit de beaucoup, un moyen pour le combat politique de tous côtés, une stratégie efficace. Elle fascine, on l’esthétise, sans jamais pour autant la sublimer et la transformer en paroles et actes féconds.
C’est à se demander si la violence est indéracinable de la condition humaine. Est-il possible ou souhaitable de vouloir l’éliminer complètement d’ailleurs ? Y a-t-il des critères pour une “violence acceptable” ? Ou bien, sans naïveté, peut-on préférer à la violence la force d’une juste résistance ?
- La nature humaine est-elle mauvaise ? Présupposés anthropologiques et conséquences politiques.
- La violence peut-elle être légitime ? Ou de la façon de défendre ce qui doit l’être.
- Le mal des gens banals. Hannah Arendt face au mal radical de Monsieur Tout-le-Monde.
- La violence est-elle le moteur de l’Histoire ? Du conflit créateur de Hegel et Marx à nos jours.
- Des violences « systémiques » ? Le prix de la civilisation de Freud à aujourd’hui.
- Ni bourreau, ni victime, ni sauveur : le désir mimétique et la violence de René Girard.
Enseignant
Maxime BEGYN, Professeur certifié de Philosophie, Enseignant assistant UCLy
Horaires
Mercredi 14h - 16h
27 janvier
3 février
3 et 24 mars
28 avril
12 mai 2027
Lieu
Campus Carnot - K101